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Master 2 · Séminaire — une généralisation de NTRU structurée par un tore

Cours 2Ce que le tore interdit, et le schéma

Comprendre les quatre raccourcis que la définition ferme, puis la construction que ces contraintes forcent.

2 chapitres · 6 h de travail estimé

  1. 1. Ce que le tore interdit3 h
  2. 2. Le KEM : leviers, correction, sécurité3 h

Chapitre 1 · 3 h

Ce que le tore interdit

Norme, adjointe, CRT, sous-sélection de colonnes, descente galoisienne : quatre raccourcis et la clause qui ferme chacun.

Cette séance remonte §5.1 avant le schéma, et c'est délibéré. La section rassemble les réductions qu'un adversaire peut effectuer gratuitement, et chacune explique une clause de la définition posée en séance 2. Lire la construction avant cette section, c'est accepter une forme sans savoir ce qu'elle interdit.

À lire avant la séance

§5.1 en entier, puis dans §5.3 le paragraphe Galois descent, and the necessity of uniform AA. Gardez sous les yeux la Définition 2 et le Corollaire 1 : chaque paragraphe de §5.1 y renvoie.

La lecture commutative, et pourquoi elle est exclue

C'est l'argument central de l'article, et il tient en trois lignes. Supposons que l'on conditionne AA à se trouver dans le tore M(A)M(\mathcal{A}). L'instance dégénère alors en

b:=tA=es1A,b := t - A = e\,s^{-1} \in \mathcal{A},

où la norme NA/Rq=detMN_{\mathcal{A}/R_q} = \det \circ\, M transforme la relation bs=ebs = e en N(b)N(s)=N(e)N(b)\,N(s) = N(e) — une instance NTRU sur RqR_q, en dimension nn et non nknk. Le seuil surétiré serait alors gouverné par nn, ce qui est fatal : toute la marge gagnée disparaîtrait.

D'où la clause de la Définition 2 qui exige AA uniforme sur toute l'algèbre Mk\mathcal{M}_k. La relation devient alors une différence et non un quotient, et aucune application de norme ne s'applique. L'article en tire une consigne d'implémentation explicite : tout raccourci qui biaiserait AA vers le tore est interdit.

La linéarisation par l'adjointe n'est pas compétitive

Deuxième route naturelle : multiplier la relation par adj(Ms)\mathrm{adj}(M_s) pour obtenir

N(s)t  =  MsAadj(Ms)+eadj(Ms),N(s)\,t \;=\; M_s A\,\mathrm{adj}(M_s) + e\,\mathrm{adj}(M_s),

qui est linéaire dans les entrées de adj(Ms)\mathrm{adj}(M_s). Le gain est illusoire : on troque la non-linéarité contre un secret élevé au carré, dont les entrées sont des formes de degré k1k-1 en celles de ss, donc de taille ηk1\eta^{k-1}, et cela dans une dimension gonflée. À k=2k = 2 l'instance obtenue a un secret de variance Θ(η2)\Theta(\eta^2) dans la même dimension, donc une exigence de facteur de Hermite strictement pire que l'attaque primale directe. Elle est écartée, et l'inflation empire à k3k \geqslant 3.

CRT et attaques par slot

Elles sont bloquées par le non-scindage, et uniquement par lui. C'est le point de méthode le plus important de la séance : si α\alpha était scindé, A\mathcal{A} contiendrait un facteur isomorphe à RqR_q et la brièveté se testerait un slot CRT à la fois, ce qui récupérerait la clé. Le Lemme 1 fait de A\mathcal{A} un produit de grands corps Fqk\mathbb{F}_{q^k}, et la brièveté devient une condition globale en coefficients.

L'article insiste, et il faut le répéter en séance : c'est le seul endroit de tout le travail où le non-scindage sert. C'est une condition de dureté en amont, pas un ingrédient de réduction — la Remarque 9 confirmera que le théorème IND-CPA ne l'invoque pas.

Sous-sélection de colonnes

Le réseau primal se tronque à mkm \leqslant k colonnes retenues, ce qui donne une dimension nk(1+m)nk(1+m) et un volume qnkmq^{nkm}. À chaque jeu de paramètres de l'article, l'optimum est m=1m^{*} = 1 : l'attaquant n'utilise qu'une colonne.

C'est le visage numérique d'un fait structurel. Les k2kk^2 - k coordonnées d'erreur supplémentaires ne portent aucune entropie fraîche sur ss ; elles gonflent la clé publique et le chiffré sans contribuer à la dureté. Le schéma de la séance suivante se contente donc de cesser de les publier, et son réseau d'attaque tronqué coïncide exactement avec le régime m=1m^{*} = 1. Aucune sécurité n'est perdue — et c'est cette observation, non une hypothèse supplémentaire, qui le justifie.

Quiz · 1 question

Pourquoi la Définition 2 exige-t-elle A uniforme sur toute l'algèbre matricielle, et non sur le tore ?

  • Pour que la distribution de t soit exactement uniforme
  • Parce que conditionner A dans le tore dégénère l'instance en un cas commutatif où la norme collapse la dimension de nk à n
  • Parce que le tore est trop petit pour porter suffisamment d'entropie

Réponse : C'est le raccourci par la norme : dans le cas commutatif, N = det ∘ M transforme la relation en une instance NTRU en dimension n, et le seuil surétiré serait gouverné par n. Avec A uniforme, la relation est une différence et aucune norme ne s'applique.

Rigidité, et ce que « résoudre » veut dire

§5.1 se clôt en rappelant le Corollaire 1 et l'Heuristique 6 : les solutions courtes forment le module planté P\mathcal{P}, et le premier minimum hors de P\mathcal{P} se situe à d/2πeqk/(k+1)\approx \sqrt{d/2\pi e}\,q^{k/(k+1)}. Tous les jeux de paramètres sont choisis de sorte que dmax(βs,βe)\sqrt{d}\max(\beta_s,\beta_e) soit bien en dessous de cette valeur. Retrouver n'importe quelle solution courte, c'est donc retrouver la clé à un scalaire près.

La descente galoisienne

L'algèbre A=Rq[y]/(ykα)\mathcal{A} = R_q[y]/(y^k - \alpha) porte un groupe d'automorphismes, engendré à k=2k = 2 par σ:(a0,a1)(a0,a1)\sigma : (a_0, a_1) \mapsto (a_0, -a_1). Comme σ(s)\sigma(s) est aussi court que ss, un adversaire pourrait espérer élargir le module planté en lui adjoignant les images de Galois du témoin, rendant le sous-réseau dense plus dense.

L'espoir échoue, et l'obstruction est encore l'uniformité de AA. En posant D:=diag(1,1)D := \mathrm{diag}(1,-1), on a Mσ(a)=DMaD1M_{\sigma(a)} = D\,M_a\,D^{-1} pour tout aAa \in \mathcal{A}, et conjuguer la relation par DD donne

σ(t)Mσ(s)  =  row1 ⁣(Mσ(s)DAD1)+e~.\sigma(t)\,M_{\sigma(s)} \;=\; \mathrm{row}_1\!\bigl(M_{\sigma(s)}\,D A D^{-1}\bigr) + \tilde{e}.

L'image de Galois du témoin est bien courte — mais c'est un témoin pour l'instance (DAD1,σ(t))(DAD^{-1}, \sigma(t)), pas pour (A,t)(A,t). Puisque AA est uniforme sur Mk\mathcal{M}_k, on a DAD1ADAD^{-1} \neq A sauf sur une fraction négligeable d'instances : le conjugué n'apporte aucun vecteur au réseau que l'adversaire détient réellement.

C'est une seconde raison, indépendante de celle de la norme, d'exiger l'uniformité — et elle se vérifie en une ligne. Si AA avait été tiré du tore, ou de tout ensemble invariant par conjugaison par DD, la conclusion s'inverserait.

Quiz · 1 question

La descente galoisienne échoue à densifier le sous-réseau planté. Pourquoi ?

  • Parce que σ(s) n'est pas court
  • Parce que l'image de Galois est un témoin pour (DAD⁻¹, σ(t)), et non pour l'instance (A,t) que l'adversaire détient
  • Parce que le groupe d'automorphismes est trivial à k = 2

Réponse : σ(s) est parfaitement court : c'est bien l'instance qui change. A étant uniforme, DAD⁻¹ ≠ A sauf négligeablement, donc le conjugué ne contribue aucun vecteur au réseau détenu. L'uniformité de A ferme donc deux routes, la norme et Galois.

Point de discussion

L'article revendique explicitement de ne pas être exhaustif : il affirme seulement que les deux cassures publiées de la famille procèdent par découverte de sous-réseau dense, que c'est ce que §5.6 modélise et mesure, et que la route algébrique évidente se ferme pour une raison vérifiable en une ligne. Est-ce une posture méthodologique satisfaisante ? Confrontez-la à la Table 10, qui liste ce qui n'est pas modélisé, et demandez-vous quel autre argument on pourrait raisonnablement exiger d'un premier tour de cryptanalyse.

À retenir

Flashcards · 5 cartes

Quel raccourci l'uniformité de A ferme-t-elle en premier ?
Le raccourci par la norme : dans le tore, N = det ∘ M donne une instance NTRU en dimension n au lieu de nk, et le seuil surétiré serait gouverné par n.
Pourquoi la linéarisation par l'adjointe est-elle écartée ?
Elle troque la non-linéarité contre un secret élevé au carré, de taille η^{k−1}, en dimension gonflée : exigence de Hermite strictement pire que l'attaque primale directe.
Où le non-scindage sert-il dans l'article ?
Uniquement à bloquer les attaques CRT et par slot. C'est une condition de dureté en amont, pas un ingrédient de réduction : le théorème IND-CPA ne l'invoque pas.
Que vaut la sous-sélection de colonnes optimale ?
m* = 1 à chaque jeu de paramètres. Les k²−k coordonnées d'erreur restantes ne portent pas d'entropie fraîche — d'où la troncature du schéma, sans perte de sécurité.
Quelle est la seconde raison d'exiger A uniforme ?
La descente galoisienne : M_{σ(a)} = D M_a D⁻¹, donc l'image de Galois témoigne pour (DAD⁻¹, σ(t)). A uniforme, ce n'est pas l'instance détenue.

Chapitre 2 · 3 h

Le KEM : leviers, correction, sécurité

Les trois leviers de compacité, la probabilité d'échec exacte, la seconde hypothèse, et la réduction IND-CPA puis IND-CCA.

La forme du schéma n'est pas libre. L'algèbre en impose une partie — c'est l'objet de l'Annexe E — et la cryptanalyse de la séance précédente en autorise une autre, prise ici à crédit et honorée en séance 7. Cette séance suit ces deux déterminations jusqu'à l'IND-CCA.

À lire avant la séance

§4 en entier, des leviers de §4.1 aux tailles de §4.10, en passant par les Algorithmes 1 à 5 et les Théorèmes 1 et 2. Puis l'Annexe D, courte, sur la probabilité d'échec exacte, et les deux premiers paragraphes de l'Annexe E sur ce que l'algèbre force.

Ce que l'algèbre force

Deux contraintes précèdent tout choix de conception.

La trappe rescale par ss, donc l'encodage est pp-adique. La seule opération secrète dont dispose le receveur est la multiplication par MsM_s : tout ce qui est extrait se trouve donc mis à l'échelle par ss. Un encodage à la Kyber, Δm\Delta\cdot m avec Δ=q/2\Delta = \lceil q/2 \rceil, ferait récupérer Δsm\Delta\, s m dont la norme est bien trop grande pour éviter le repli modulo qq. On suit donc la route NTRU : tous les termes parasites sont rendus nuls modulo pp, et le message se lit modulo un petit premier.

L'aléa de chiffrement doit vivre dans A\mathcal{A}. Le déchiffrement ne se referme que si l'aléa de l'émetteur commute avec MsM_s. Par le Lemme 6, le commutant d'une matrice générique ne rencontre M(A)M(\mathcal{A}) qu'en les scalaires : l'aléa doit donc être pris dans A\mathcal{A} lui-même, et non comme une matrice courte arbitraire de Mk\mathcal{M}_k.

Les trois leviers

Troncature de ligne. En imposant s1(modp)s \equiv 1 \pmod p et en restreignant le message à la première coordonnée, on obtient coef(sm)(m0,0,,0)(modp)\mathrm{coef}(sm) \equiv (m_0, 0, \ldots, 0) \pmod p : le déchiffrement ne lit que la première coordonnée. Le receveur n'a donc besoin que d'une ligne de tt et d'une ligne de c2c_2, d'où une clé publique de nknk coefficients et un chiffré de 2nk2nk — au lieu de nk2nk^2 et nk(k+1)nk(k+1). Le réseau d'attaque tronqué coïncide exactement avec le régime m=1m^{*} = 1 de la séance 4 : rien n'est perdu.

Encodage MSB, pour la compression seule. Le budget de bruit est identique ; le gain est que l'erreur d'arrondi entre additivement comme un bruit ordinaire, là où un encodage LSB détruirait le résidu modulo pp. Deux limites méritent d'être nommées. La clé publique tronquée n'est pas compressible : son erreur d'arrondi multiplie un produit de deux secrets, et un seul bit brise la correction. Et le chiffré ne tolère qu'une compression modérée, d=11d = 11 à 12 bits, parce qu'à la différence du vv de Kyber il multiplie un secret et non un haché.

Distributions découplées. Une largeur unique partout est sous-optimale : élargir χr\chi_r durcit la seconde hypothèse à un coût linéaire dans le budget de bruit, alors que χf\chi_f y entre quadratiquement. Le découplage en trois largeurs (ηf,ηr,ηs)(\eta_f, \eta_r, \eta_{s'}) récupère la catégorie 3, qui échouerait autrement.

Le levier qu'on ne peut pas tirer. La Remarque 6 mérite d'être lue en séance : annuler les coordonnées d'erreur que l'attaque n'utilise pas est dangereux. La relation publique est colonne par colonne une équation linéaire en coef(s)\mathrm{coef}(s) ; mettre une coordonnée à zéro impose une contrainte exacte qui, combinée à la brièveté de ss, récupère la clé. Les leviers changent ce qui est publié, jamais la façon dont on échantillonne.

Quiz · 1 question

Pourquoi ne peut-on pas simplement tirer à zéro les coordonnées d'erreur que l'attaque optimale n'utilise pas ?

  • Parce que cela biaiserait la distribution de A vers le tore
  • Parce que chaque coordonnée annulée devient une contrainte linéaire exacte sur coef(s), qui avec la brièveté récupère la clé
  • Parce que le budget de bruit du déchiffrement en dépend

Réponse : La distinction est fine et centrale : cesser de PUBLIER une coordonnée est sûr — c'est la troncature — mais l'échantillonner à zéro ne l'est pas. Toute équation publiée doit porter du bruit.

Correction, et la probabilité d'échec exacte

Le Lemme 7 donne l'identité de déchiffrement, la Proposition 2 la condition de correction, et l'équation (5) la variance coordonnée par coordonnée. Jusque-là, la mécanique est classique.

§4.5 l'est beaucoup moins, et c'est la partie de §4 à ne pas survoler. La borne gaussienne sous-estime la queue d'une somme de produits de variables bornées. Le calcul exact, par convolution et avec le terme d'arrondi énuméré plutôt qu'approché, coûte 2 à 9 bits sur la variance et 2 à 3 de plus sur la queue : le δ\delta gaussien est optimiste de 5 à 12 bits à ces paramètres.

La conséquence est concrète. À la catégorie 1, la marge passe de 16 bits à 4 — et c'est précisément ce qui rend la contrainte de correction mordante dans le réglage de la séance 8, où un jeu sélectionné contre le δ\delta gaussien s'avère inadmissible. Le Lemme 8 clôt la section sur une note plus légère : la clé pp-adique est gratuite, le facteur pp pouvant être ignoré dans l'analyse de sécurité.

La seconde hypothèse

Il faut être clair là-dessus, car le résumé peut induire en erreur : la sécurité passive ne repose pas sur NTC\mathrm{NTC} seule. La pseudo-aléatoirité de la clé publique ne cache pas le message ; il faut encore que le chiffré soit pseudo-aléatoire. La Définition 8 isole cette seconde hypothèse décisionnelle, cLWEA\mathsf{cLWE}_{\mathcal{A}} — exactement l'analogue de la situation NTRU, où le NTRU décisionnel se combine à une hypothèse de type LWE sur le quotient devenu uniforme.

La Remarque 8 en établit la plausibilité, et vaut d'être détaillée : l'échantillon tronqué en colonne est précisément du module-LWE de rang kk sur RqR_q ; l'échantillon tronqué en ligne est du ring-LWE sur A\mathcal{A}, qui se trouve être l'anneau cyclotomique de degré nknkΦ4n\varPhi_{4n} dans la famille en puissance de deux, et l'anneau Φ2304\varPhi_{2304} à la catégorie 3. Ce sont deux objets standards, et la seule structure jointe est le secret rr partagé, c'est-à-dire le cadre ordinaire du LWE à échantillons multiples.

De l'IND-CPA à l'IND-CCA

Le Théorème 1 borne l'avantage par la somme des deux hypothèses, en deux sauts de jeu : le premier remplace la ligne publiée de tt par de l'uniforme — un distingueur tronque un défi NTC\mathrm{NTC}-Dec — le second remplace le chiffré, qui est exactement une instance cLWEA\mathsf{cLWE}_{\mathcal{A}} tronquée à =2\ell = 2 sous secret commun.

Deux remarques encadrent le résultat. La Remarque 9 souligne que la réduction est serrée et n'invoque ni l'Heuristique 6 ni le non-scindage — ceux-ci servent au problème de recherche ; le non-scindage reste cependant nécessaire en amont, faute de quoi l'attaque CRT récupère la clé et NTC\mathrm{NTC}-Dec est simplement fausse. La Remarque 10 précise que les deux sauts ne consomment que ce que le schéma publie, la corrélation de colonnes du schéma non tronqué n'étant jamais exposée.

La transformation de Fujisaki–Okamoto à rejet implicite donne enfin l'IND-CCA dans le ROM. Le terme qGδq_G\,\delta du Théorème 2 est ce qui impose δ2140\delta \leqslant 2^{-140} : à λ=128\lambda = 128 et qG264q_G \leqslant 2^{64}, la queue doit être coupée à six ou sept écarts-types.

Quiz · 1 question

Sur quoi repose exactement la sécurité IND-CPA du schéma ?

  • Sur NTC-Dec seule, la réduction étant serrée
  • Sur NTC-Dec et une seconde hypothèse décisionnelle, cLWE_𝒜, isolée en §4.7
  • Sur NTC-Search, via la Proposition 1

Réponse : Le Théorème 1 fait intervenir les deux. C'est l'analogue exact de NTRU, où le NTRU décisionnel se combine à une hypothèse de type LWE. La Remarque 8 montre que les deux échantillons consommés sont du module-LWE et du ring-LWE ordinaires.

Point de discussion

La Remarque 11 chiffre ce que coûterait la conception naïve : publier les kk lignes, encoder pp-adiquement, une seule largeur de bruit — soit 2,3 à 2,7 fois la clé publique et 1,5 à 2 fois le chiffré, à sécurité égale. Autrement dit, la compacité annoncée du schéma tient pour bonne moitié à une lecture fine de sa propre cryptanalyse. Est-ce une pratique saine ? Elle crée une dépendance : si §5.1 se révélait fautive sur m=1m^{*} = 1, le schéma perdrait sa compacité sans que sa sécurité soit d'abord en cause. Discutez cette dette, que l'article assume explicitement en parlant de crédit.

À retenir

Flashcards · 5 cartes

Pourquoi l'encodage est-il p-adique et non à la Kyber ?
La seule opération secrète est la multiplication par M_s : tout ce qui est extrait est rescalé par s, et Δ·sm déborderait modulo q. On rend donc les parasites nuls mod p.
Que gagne la troncature de ligne, et pourquoi est-elle sûre ?
pk passe de nk² à nk coefficients et ct de nk(k+1) à 2nk. Elle est sûre parce que le réseau tronqué coïncide avec le régime m* = 1, l'optimum de l'attaquant.
De combien la borne gaussienne se trompe-t-elle sur δ ?
Elle est optimiste de 5 à 12 bits. À la catégorie 1 la marge tombe de 16 bits à 4, ce qui rend la contrainte de correction mordante.
Quelles hypothèses portent l'IND-CPA ?
NTC-Dec et cLWE_𝒜 (Définition 8). La réduction est serrée et n'invoque ni l'Heuristique 6 ni le non-scindage.
Que coûterait la conception non tronquée ?
2,3 à 2,7× sur la clé publique et 1,5 à 2× sur le chiffré, à sécurité égale. La compacité tient pour moitié à la lecture de la cryptanalyse.